Le (un peu court) programme du PS agenais.
La présentation de sa liste par le candidat socialiste a vite tourné en attaque en règle contre le Maire d’Agen. Pour être honnête, on ne s’attendait pas à mieux et l’exercice aura au moins eu l’avantage de confirmer une intuition assez partagée : Cette équipe n’a pas d’autre projet que de battre Jean DIONIS. A ceux qui vont demanderont le programme des socialistes agenais répondez pour résumer : « Battre DIONIS ». Mais encore ? « re-battre DIONIS »…
Dimanche après-midi, au-delà de la sémantique habituelle dans laquelle se drape tout socialiste qui se respecte (mettre du liant, être plus humain, donner la parole au citoyen, etc.), c’est surtout un avant-goût de la gestion des finances locales version socialiste qui nous été savamment présentée.
Jean DIONIS aurait trop investi durant les 6 dernières années. Les agenais auraient assisté à une opération de « bétonnage » de la ville et de « gaspillage ». « L’humain » et le « liant » (ne me demandez pas de définir) auraient été oubliés au profit de l’urbain.
Pis, Le maire d’Agen n’écouterait pas les agenais et ne les « consulterait » jamais (on croit rêver quand on sait que le Maire a animé plus de 100 réunions de quartiers).
Surinvestissement donc ? Vraiment ?
Un rapide tour d’horizon des investissements tant vilipendés par la gauche locale :
Investissements lourds pour que le quartier Tapie puisse enfin renaître de ses cendres et que des dizaines de familles puissent accéder à des logements neufs. Bétonnage donc ?
Une école intégralement reconstruite et plusieurs autres réhabilitées ? Inhumain vous avez dit ?
462 logements sociaux réhabilités à Montanou et un quartier qui fait peau neuve. Gaspillage ?
500 000 euros pour chaque conseil de quartier (23 au total !) leur permettant de mener des actions de proximité en lien avec la mairie. Pas assez démocratique ?
Deux nouveaux cinémas en centre-ville. Pas assez « liant » ?
Ect.
A priori, et malheureusement pour Agen, le candidat socialiste suit les pas du dernier maire de gauche qu’ait connu la ville, et semble avoir à cœur d’appliquer sa recette en matière de gestion municipale. La même qui a plongé la ville dans un immobilisme aux conséquences ravageuses entre 2001 et 2008. Pour la résumer : Pas ou peu d’investissements, augmentation vertigineuse du coût d fonctionnement de la collectivité et on connait la suite : explosion des impôts.
Qui a dit que les mêmes causes (entendez recettes) produiraient les mêmes effets ?
MF